Tout en même temps

25/02/2019         On l’avait connu crâneur, câlin, arrogant, convaincant, hystérique, prétentieux, moqueur.

On avait l’habitude de l’entendre prononcer des mots que l’on ne connaissait pas. On avait l’habitude aussi, dès qu’il était en situation d’improvisation, de le voir déraper. On le voyait exagérer ses liaisons entre les mots pour créer un gimmick « celles zet ceux » ; gimmick scrupuleusement repris par les valets les plus serviles de son entourage. Pas une fois un « chacun » ou une « chacune » n’était apparu seul dans une phrase ; pour bien nous montrer qu’il y avait sur terre des femmes et des hommes « toutes zet tous ». Bref en deux ans, chacune ou presque des prises de parole de Emmanuel Macron était apparu comme un exercice de style, avec ou sans fond. Mais le mardi 19 février dernier, le président de la République est allé plus loin encore dans sa manière de caresser les français. Trop d’émotion devient risible. Et tue ainsi l’émotion. Séquence « vous et moi ne faisons qu’un ».